Mission 15: Le tir aux pigeons

19 Juin 1944

Heure: 09h00

Amiral Spruance:

Bonjour Messieurs.

Nous venons d'intercepter un message radio provenant d'un Catalina qu'une flotte importante se trouve à environ 216 nm à l'ouest de notre position.

A l'heure ou je vous parle 2 vagues d'assaut se dirigent dans notre direction sur un 090°. Les radars de notre flotte nous indiquent que tous les appareils sont à une altitude de 5 000 ft et que la 1er vague se trouve à environ 38 nm.

Si certains appareils japonais vont se poser sur Guam, ne les suivez pas: C'est un ordre ! L'île n'a pas encore été bombardée et la DCA y est très présente.

Décollage d'urgence. Pas un appareil ne doit passer entre les mailles du filet. Bonne chance Messieurs

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Appareils disponibles: 16 F6F-3

Rapport des pilotes

AV_Iceman

Dispo et position: Red 1 (Bigbang 2)

Statut fin de mission: Ejection dès le décollage. On boit une mousse avec Bigbang dans notre dinghy…

Revendications:

  • aucune

Récit:

Nous voici avec Bigbang sur un PA, enfin devrais je dire un PA pour nain. Celui-ci fonce à tout allure mais au décollage mon aile gauche s'enfonce et je ne peux rattraper mon avion…Bigbang me rejoindra quelques secondes plus tard. Toujours aussi généreux il me lance une bière…En attendant les secours, on a pas mieux à faire !

AV_Bolger

Dispo et position: Corned 2, GNou leader, Nyv 3 et AV_Erel 4 en F6F-3

Statut fin de mission: mort, ventilé au quatre coins du Pacifique

Revendications:

  • un Val probable
  • un second Val sûr, après l'avoir volatilisé en le percutant involontairement

Récit: Scramble ! Décollage immédiat, des groupes de Japs sont vus sur les radars ricains, filant droit sur notre flotte. Les quatre groupes prennent chacun un cap légèrement divergeant, en direction des échos radars annoncés par nos PA. Après seulement quelques minutes, nous voyons les premiers contacts sur nos 11 heures un peu plus haut. Gnou nous invite à entrer dans la danse. Si on ne veut pas rentrer à la nage, nous avons tout intérêt à ne laisser passer aucun chasseur bombardier japonais. Après quelques secondes dans cette mêlée, je perds Gnou de vue. Par contre, je me retrouve rapidement en position de tir sur un Val, que j'attaque par en dessous. Je le touche une première fois. Je persiste, et le touche encore quelques secondes plus tard, sans qu'il tombe cependant. J'insiste lourdement, et le touche encore. Des morceaux se décrochent du Val, qui semble perdre de l'altitude rapidement, et me parait ne plus être capable de poursuivre son attaque. Voici enfin la première victoire probable de mon avatar ! Je retourne alors dans le dog, en essayant de regrouper sur un autre F6F. Si je n'en retrouve aucun que je peux réellement aider, je parviens à me replacer pour l'attaque d'un autre Val. Je l'engage une première fois, mais le touche à peine. Il dégage alors en piqué, et je le suis dans sa plongée vers les eaux turquoises du Pacifique. Il redresse à quelques centaines de pieds de la surface, et je me prépare à le truffer de balles, en me plaçant en anticipant sa ressource. Ça va le faire… pas de souci, celui-là va aller nourrir les poissons d'ici quelques secondes. J'appuie sur la détente de mes six mitrailleuses quand… clic, clic, clic… Putain de merde, qu'est-ce qui se passe ? Mes mitrailleuses ne fonctionnent plus. J'ai beau taper dessus, impossible de tirer la moindre rafale. Je ne peux pas croire que j'ai déjà vidé toutes mes munitions. Oups, je me souviens tout d'un coup de la bonne blague qui circule parmi les chasseurs américains. Attention aux tirs à fort facteur de charge, les mitrailleuses risquent de ne pas aimer du tout. Ben, le tir à fort facteur de charge, je crains bien de l'avoir tenté, là, il y a quelques secondes. Emporté par le goût du kill, j'ai oublié les bases de mon instruction. C'est bien le moment, quand j'entends que tout le monde est en pleine bagarre, et que certains se sont fait déjà descendre, ou ont percuté d'autres avions. J'annonce à la radio ma panne de mitrailleuses, et je me replace au dessus de notre flotte, en espérant éventuellement faire peur à un Jap en l'engageant, et l'obligeant à larguer sa bombe avant son attaque en piqué. Merde de merde… j'en ai un à moins de 100 mètres devant moi, plein dans mes douze heures, légèrement au dessus. Immanquable, même avec un lance-pierre. Les méga énormes boules… Je le poursuis un moment, et l'engage plusieurs fois. Il va bien finir par prendre peur, et foutre la camp, non ? Et bien, non. Il continue, envers et contre tout. Et là, malheureusement, je commets une erreur fatale, en piquant sur lui dans une manoeuvre un peu hasardeuse. La collision ne peut être évitée, et je le percute par en dessus, probablement pas loin de son poste de pilotage. Bienvenue à tous les deux dans le paradis des pilotes… :(

AV_Lampatex

Dispo et position: Cocotte 3 (Bed, Ralf, TeX, Vick)

Statut fin de mission: rtb

Revendications:

  • Un bombardier

Récit: Bon les japs attaquent, on court à nos avions, ok il n'y a pas loin à aller sur un porte avion mais on court quand même. Nous décollons dès que nous pouvons et prenons le cap d'interception. Deux d'entre nous se crachent au décollage, j'espère qu'ils sont sain et sauf.

Nous montons jusqu'à notre altitude d'interception et volons quelques minutes avant d'entendre à la radio que les avions de tête ont les ennemis en visuel. Bientôt nous avons les bombardiers en vue, nous plongeons sur la première vague, que je perds pendant le piqué. j'ai du mal à me repérer, beaucoup trop d'avions défilent dans tous les sens et je n'arrive pas à en identifier un seul! Puis j'arrive à me réorienter et voilà le groupe de bombardiers de tête. je fonce dessus, j'arrose les avions comme un damné et comme d'habitude, je n'arrive pas à vraiment faire beaucoup de dégâts. Seul un avion part en piqué qu'il ne rattrapera pas.

La première vague est anéantie, mais voilà la seconde qui arrive, j'arrive à me placer pile en dessous d'un bombardier, je l'aligne et tire pendant une demie seconde, puis me voilà sans munitions. Je m'éloigne donc des bombardiers en prenant de l'altitude. Je contemple nos bateaux qui ont les DCA qui allument le ciel, ils sont efficaces aujourd'hui, ils arrivent à descendre pas mal d'ennemis.

Peu à peu, le ciel se calme et nos DCA se taisent. je me place pour intégrer le circuit. Je dois aborder ma finale une première fois car la tour me signale que j'arrive en même temps qu'un autre avion. Je fais donc un tour et me présente à nouveau. Tous les paramètres sont ok, le porte avion s'approche, je cabre l'avion et me rends compte que mon vario est un peu trop fort. Je touche le pont avec fracas et bizarrement le nez de l'avion monte vers le ciel et me voilà arrêté avec le nez vers le ciel, je sors de la carlingue et constate qu'il ne reste que le moteur et le poste de pilotage de mon aéronef, j'ai dû égarer le reste lors de mon délicat posé de roues!

AV_Riri

Dispo et position: Burger leader (2/Partizan, 3/2Pattes, 4/Warpig)

Statut fin de mission: Mort

Revendications:

  • 1 Val

Récit:

Décollage scramble sur un 255 pour notre groupe afin de mettre en place le filet. Le regroupement est très rapide et nous apercevons la première vague quelques minutes seulement après la mise en palier. J'oblique légèrement pour croiser l'escorte composée de deux zéro et touche l'ailier en frontale sans faire de dégats importants. Mon idée est de continuer sur les Vals en laissant un second groupe s'en occuper, mais le temps de le dire, Warpig et 2Pattes sont en chasse et s'en occupent.

Dans la désorganisation la plus complète les passes s'enchainent sur les bombardiers sans aucune coordination, j'évite de peu une ou deux collisions avec d'autre F6, ce qui me décide à aller voir un peu plus loin si il n'y a pas d'autres proies un peu plus esseulées.

Je jette mon dévolu sur un shotaï qui croise un peu plus bas, et pensant avoir à faire à des vals me glisse perfidement dans leur six bas pour faire une passe “safe”. Pas de bol, le mitrailleur arrière bas m'indique explicitement qu'il y a erreur sur la marchandise, ce que me confirme mon moteur dans les secondes qui suivent. J'annonce à mon groupe un RTB en économisant mon moteur tout en reprenant doucement de l'altitude. Bien entendu, il est difficile de résister à la tentation, et chaque fois que l'altitude reprise me permet d'emmagasiner de l'énergie, je ne me prive pas d'une passe sur une friandise. Je parviens ainsi à descendre un val loin dans mes 12 avec ce qui me reste de munitions.

Que faire à présent, la puissance de mon moulin me permet tout juste d'afficher un vario de 300ft à 100knots. Se poser alors que la première vague n'a pas finie son oeuvre et qu'une deuxième est attendu ne me paraît pas la meilleur option. Toujours à l'éco, radia ouvert en grand je mise sur la durée de vie de mon moteur agonisant en grappillant lentement de l'altitude pour patienter. je ne peux plus vraiment aider maintenant à part peut être en informant.

Je tourne alors lentement et longtemps au dessus de la flotte, assistant impuissant à l'attaque de la deuxième vague et à la merci du 1er chasseur qui passerait par là. Heureusement pour moi je ne serais pas inquiété. Les canons de nos navires se taisent enfin, l'alerte est passée, il est temps de ramener le taxi.

Les copains en font autant et annoncent la position des PA choisis pour se poser. Pas question de faire le mariole, je n'aurais le droit qu'a un seul essai, je choisi et annonce le PA du milieu qui semble avoir été délaissé.

Vent arrière assez haute, j'opte pour une finale plus longue en affichant 100kt, le moulin délivre suffisamment de puissance pour ajuster l'approche mais il faut anticiper. Je suis à présent en courte finale, la tour hurle à la collision, deux appareils se présentent en même temps. N'aurais-je pas entendu l'annonce d'un copain ? je tourne le cou dans toutes les directions sans apercevoir d'autre appareil, puis entends “vu j'avorte l'approche” et vois la lourde silhouette du F6 me survoler.

Ouf ! c'était chaud, vite se reconcentrer sur l'approche… je suis un peu bas et n'affiche plus que 90kt ! Ca devrait passer, juste mais… je remet les gaz pour tirer de mon pauvre moulin tout ce qu'il peut encore rendre, au même moment j'entends le gros malin de rampant me hurler dans les écouteurs que mon approche est trop plate, de remettre les gaz pour refaire un tour… “bien sûr et une petite sœur aussi ?” puis mon train tape le tablier et plus rien…

Compte-rendu

Historiquement

Le 19 juin, l'amiral Ozawa lança son aviation embarqué à l'attaque de la flotte américaine. Grâce aux radars de la flotte, les Hellcats se trouveront à chaque fois au dessus des appareils japonais. Vers midi, 218 avions nippons seront abattus contre seulement 29 du côté américain. L'évènement reçu le surnom de “Tir aux pigeons des Mariannes”.

les_autruches_en_campagne/les_campagnes/pacifique_iceman/mission15.txt · Dernière modification: 2009/12/22 20:54 par av_iceman
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