Malgré leur défaite de Midway, les Japonais ne renoncent cependant pas à isoler l'Australie. En quelques jours dans les Salomon, la Nouvelle-Bretagne, la Nouvelle-Irlande et l'île de Bougainville sont tombés. En mai, ce fut le tour de Tulaghi et en juillet les Japonais ont commencés à défricher la jungle au Nord de Guadalcanal afin d'y construire une importante base aérienne.

Devant cette situation critique ils nous fallaient réagir: Le 07 Août, la 1er division de Marines composée de 11 000 hommes a réussi à prendre l'aérodrome de Guadalcanal rebaptisé “Henderson Field” et en même temps Tulaghi avec 6 000 hommes.

Cependant, dans la nuit du 08 au 09 Août, 4 de nos croiseurs ont été coulés autour de l'île de Savo. Nous nous attendons encore à de violentes ripostes Japonaise…

Mission 10: Transfert sur Guadalcanal

10 Août 1942

Heure: 17h30

Contre-amiral Fletcher:

Bonjour Messieurs, comme vous le savez le “Yorktown” a été coulé. Je laisse donc avec un certain regret le commandement à l'amiral Spruance. Le haut commandement vous envoie sur Guadalcanal: on a besoin de vous là bas !

Une dernière info avant de vous quitter les gars: les combats font rages et les japonais feront tout pour prendre l'île. Ils mettent le paquet au niveau de l'aviation et navires… Bonne chance pour la suite.

Amiral Spruance:

Bonjour, allons droit au but:

Votre mission consiste à transférer 12 F4F sur PA situé à l'ouest de Guadalcanal vers l'aérodrome d'Henderson Field. Comme l'île est encore en grande partie occupée par les troupes Japonaises, le survol direct de celle-ci est vivement déconseillé !

D'autre part, 2 PBY-5 Catalina décolleront de l'estuaire de Maramasike à Malaita et effectueront une patrouille de reconnaissance armée au dessus de l'île Floride avant de retourner sur Guadalcanal. Ils seront escortés par 4 F4F qui décolleront d'Henderson Field. Le point de rendez-vous entre les Catalina et les F4F sera à définir lors du briefing par les leaders. Aux Catalina, merci de me faire un rapport une fois votre mission terminée.

Bonne chance Messieurs.

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Appareils disponibles: 16 F4F et 2 PBY

Rapport des pilotes

AV_Iceman

Dispo et position: Dog 4 (Nyv 1, Warpig 2, 2Pattes 3)

Statut fin de mission: RTB intact

Revendications:

  • aucune

Récit:

Sous ce temps splendide: Orage, plafond bas, averses et visibilité nulle, nous devons rejoindre 2 Catalina afin de les escorter pour leur mission de reconnaissance au dessus de l'île Floride. Vu la météo, on serait mieux au bar à jouer aux cartes avec des bières et de bon cigares…

C'est parti, on décolle et on s'aperçoit déjà que l'atterrissage ne sera pas une partie de plaisir à cause de ce vent de travers! Nyv nous gratifie d'une navigation impeccable et au bout de quelques minutes j'avertis mon leader que 2 contacts arrivent dans nos 11h00: ce sont bien nos PBY heureux comme nous de les voir d'ailleurs. Le dispo d'escorte se cinde en deux groupes: Nyv et Warpig à gauche, 2Pattes et moi-même à droite: cap au 320°. Tout semble calme pendant quelques instants quand je vois dans mes deux heures 2 contacts. On part en virage droite mais les croyant venir sur nous, 2Pattes m'indique de partir en “drag” afin que Nyv et Warpig les “bag”. Les secondes s'égrainent et personne, je regarde dans mes 6 heures: “ils sont loin et non pas l'air de nous suivre” quand soudain on entend Nyv sur la radio: “Les Catalina, break, break, vous faites comme vous voulez mais breakés maintenant !” On fait un 180°, mais Jumper se fait avoiner par un “Rufe”. Nyv le prend en chasse et l'expédie rapidement dans l'océan quant à moi je prend le second. Il bascule dans tous les sens, j'ai du mal à viser mais je reste dans ses 6 quand soudain il part en ressource. Je le suis, 2Pattes me couvre et pensant que je vais l'overshooter arrive comme une balle et le découpe passant pour le coup assez près de mon avion !

On arrive sur l'île avec les 2 PBY. La dca est présente, Ralf et Jumper font une passe torpilles sur des navires ancrés au port mais Jumper se fait salement touchés et percute l'eau. Ralf doit y retourner car son système de largage est resté verrouillé. Nyv l'aide dans son approche mais Ralf se fait aussi touché par la dca et percute l'eau: merde on perd nos 2 avions…

Retour sur l'aérodrome ou plusieurs avions encombrent la piste! Il me faudra 3 tentatives pour me poser intact…

AV_Bolger

Dispo et position: Beef 6 (Riri 1, Will 2, Tex 3, Vicking 4, Bigbang 5)

Statut fin de mission: RTB avec un petit bout d'aile et l'hélice cassée.

Revendications:

  • aucune

Récit: Dans quelle m…e l'amirauté nous envoie-t-elle ? Convoyer nos F4F-4 de notre PA vers Henderson Field sur Guadalcanal par un tel temps de chien, on n'a pas idée. Sont complètement malades, ces chefs ! Quoique, vu comme j'ai les boyaux retournés sur cette mer déchainée, je serais peut-être… burp… mieux en l'air, au dessus de la tempête. Bon, allez, c'est parti. Heureusement que nos moustachus nous indiquent de décoller lorsque le PA gîte de gauche à droite, sans quoi, je crois bien que plusieurs d'entre nous seraient passés à la flotte en quittant le pont d'envol. ;) Une fois en l'air, et sortis de la zone basse de turbulences, ça va bien mieux pour mes boyaux. Par contre, Beef leader, tu penses que la couche de nuages fait quelle épaisseur ? Depuis le temps qu'on monte pour essayer de la traverser, ça commence à devenir un peu crispant, de naviguer uniquement aux instruments. Heureusement, nous finissons tous par la percer, plus ou moins groupés, même si les Corned essaient de temps en temps de venir mettre un peu de désordre dans notre formation. Qui est leur leader ? GNou ? OK, je comprends mieux, alors… D'ailleurs, ce n'était pas malin de sa part d'avoir éteint le soleil à un moment. Comme si les nuages gris ne suffisaient pas à notre malheur, il a fallu qu'il les repeigne en noir, des fois que notre convoyage soit trop simple. :-/ Désolé, GNou, j'ai eu trop peur et mal au coeur, il fallait que je passe mes nerfs sur quelqu'un. Et je suis d'accord, je vais arrêter les médocs contre le mal de mer maintenant que je suis arrivé sur Guadalcanal, ça me fait raconter des conneries. Pour en revenir à notre vol, Riri nous conduit de main de maitre sur notre objectif, qu'on parvient à distinguer à travers un petit trou dans les nuages, 10 000 pieds plus bas. Il nous indique alors de plonger tranquillement sur un cap donné, tout réduit, pour envisager de rentrer dès que possible dans le circuit d'atterrissage. Et c'est là que tout commence à partir en eau de boudin. Je perds d'abord tout le monde de vue lors de la plongée (pourvu que je ne percute personne, surtout…), et je perds même l'aérodrome d'Henderson Field. Comme j'entends à la radio les premiers entrer dans le circuit pour se poser, je ne dis rien, et je pars à la recherche de ce foutu havre de paix, que je retrouve seulement après 10 minutes de stress sous la couche, et à la limite des turbulences. Décidément, c'est une vraie mission de m…e. Au moment de penser à me poser, la tour nous ordonne de partir en urgence à la rencontre de bombardiers ennemis qui arrivent sur un cap 220. Riri, déjà au sol, redécolle. Je cercle au dessus de la piste, et le retrouve quelques minutes plus tard, accompagné de Tex. Une partie des Beef est restée au sol, après des atterrissages brutaux et des appareils cassés à cause d'un très mauvais vent de travers. Ça augure bien de la fin de la mission, si nous revenons de notre attaque des bombardiers. Nous les cherchons pendant plusieurs dizaines de minutes au dessus de la couche, les Corned protégeant en dessous de la couche. Nous ne voyons rien, et la tour nous envoie un moment sur un autre cap, ou nous ne trouvons rien non plus. Si ce n'est des tirs lointains de DCA qui partent de l'île Florida, au dessus de laquelle deux Catalina et leur escorte sont partis pour une reconnaissance armée. Pourvu qu'ils passent à travers. Finalement, au bout d'une éternité, la tour nous indique la fin de l'alerte, et nous ordonne de rentrer. Vous êtes trop aimables, les gars, de nous inviter à nous poser. Au fait, avec 75 % de carburant au décollage, et plus d'une heure déjà en vol, ils nous reste combien de temps de marge avant la panne sèche ? 50 galons, ça va suffire ? Finalement, nous parvenons tous à nous regrouper dans les environs d'Henderson Field, où nous retrouvons l'escorte des deux Catalina, qui nous annonce, la mort dans l'âme, la perte des deux hydravions, descendus par la DCA japonaise. Commence alors le ballet des tours de piste, et des atterrissages (ou tentatives) à tour de rôle, avec son lot de casses à terre, à cause de ce foutu vent de travers. D'ailleurs, à propos de tour, ce n'est qu'en dernier, et à mon septième tour de piste, que je m'aligne pour me poser. Heureusement que les moustachus qui viennent d'atterrir ont pris la place du radio qui sévissait à la tour de contrôle, et m'indiquent au mieux les dernières manoeuvres à faire pour me poser en crabe. Ça aurait pu être totalement réussi, sans un méchant rebond qui me fait casser un bout d'aile, et plier mon hélice. Enfin, ne nous plaignons pas. Je suis au sol, je n'ai rien de cassé, je n'ai presque plus le mal de mer, et je vais filer me mettre au sec, loin de ce foutu orage. Ç'aurait pu être pire.

Compte-rendu

les_autruches_en_campagne/les_campagnes/pacifique_iceman/mission10.txt · Dernière modification: 2009/12/10 09:47 par av_iceman
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