Mission 1 : Mission sans retour !

17 Avril 1942

Lieutenant-Colonel Doolittle:

“Bonjour Messieurs, je pense que c'est le moment de vous en dire un peu plus sur cette mission ! Nous approchons actuellement du Japon ou nous allons bombarder un site industriel à l'Ouest de Tokyo. Nous allons décoller à moins de 880 kms des côtes en espérant que la météo soit plus clémente…”

b-25c_4.jpg

“Nous prendrons un 270° sur 80 kms avant de virer sur un 180° et nous aligner sur notre objectif. Ensuite on dégage sur un 200° sur 70 kms au moins. Vous devriez y trouver un aérodrome de fortune ou un navire vous attend pour votre évacuation.”

bombardement_3.jpg “Voici le site:” tokyo_4.jpg

18 Avril 1942

“Décollage immédiat ! Un patrouilleur japonais vient de nous repérer ! Bonne chance et bon vol Messieurs.”

Appareils disponibles: 16 B-25C-25NA.

Rapports des pilotes

AV_Nyv

Dispo et position: Red leader (Nyv,Warpig,2pattes,Riri)

Statut fin de mission: Posed.

Revendications:

  • Bombes larguées sur objectif par les Reds, coups au buts confirmés.

Récit: Le colon nous a enfin briefé 2 jours plus tôt. Nous allons bombarder Tokyo et faire payer à ces japs leur arrogance! On a tous hâte Nous voilà donc sur le pont du Hornet en ce petit matin du 18 avril 1942, je prendrais la tête des Red, Cocotte leader (Bed) celle de l'expédition. Red décolle sans encombre, les autres groupes en font autant et on regroupe pépère à 3000; quand l'ATC se plante complètement et met un beau bordel dans notre formation. Donnant la clearance aux autres groupes de virer à droite, ils nous foncent droit dessus! On est pas loin de la collision, j'amène les Reds 500 pieds plus bas histoire de groupir peinard avant de s'insérer dans le box.

Cap 270°, et grimpette à 15000, la tension est palpable dans la carlingue alors que nous franchissons la côte nippone. Plus que 80 bornes pour l'objectif et nous sommes miraculeusement formés à droite du groupe au terme de la montée. 1 er point tournant, ça se précise; on prends un cap 180, toujours à droite du dispo. 2 mins plus tard j'entends Dick, notre bombardier, qui braille dans l'intercom : Nous nous sommes plantés de 20°, on est trop à gauche!Ignorant les autres groupes, je corrige immédiatement et par miracle me retrouve avec le complexe en plein centre du viseur. Je demande aux Red de se préparer, nous irons les 1er; quel mal m'en as pris, comme je le découvrirai plus tard. Objectif à 10 sec.. Tout baigne. Objectif à 5 sec tout baigne.. Objectif à 2 sec, ca baigne encore. Bombes larguées!! Dick confirme le larguage réussi quand nous sommes soudainement encadré par leurs lourdes.. Pour l'instant, ca va, les japs tirent un poil trop court pour nous atteindre; malheureusement pour nous ce n'est que de courte durée (l'affaire de 3-4 secondes en fait), et plusieurs obus font rapidement mouche sur nos 4 appareils. Une odeur nauséabonde remplit soudain le cockpit: Tracy vient de faire dans son froc après l'éclatement d'un obus juste sous notre plan droit.. et à en juger par l'état des comms à la radio, la situation s'est également détériorée dans nos 4 appareils..

Bah mince alors, ils nous attendent pas qui disaient… Ce sera marrant qui disaient.. L'affaire de 30 secondes et vous êtes à la maison..

On entame rapidement une descente jusqu'à 5000 pieds, après un palier à 10 000 pas convaincant, flirtant avec la VNE, ce qui ne nous empêchera pas de tous prendre copieusement du plomb. Finalement, c'est encore pire en bas, la moyenne est sur nous aussi désormais… On m'annonce que je suis touché moteur, puis la perte de ma dérive gauche; je perdrais le moteur 2 dans la descente quelques secondes plus tard, m'obligeant à rompre définitivement la formation. Red 3 est lui aussi atteint sévèrement, un de ses moteurs semble en piteux états. Rhaa qu'est ce qui m'as pris de foncer droit dedans sans attendre les autres groupes, ils auraient pris le plomb pour nous! Si nos avions sont des passoires, il faut encore atteindre le point de rdv. Cap au 200, sur la route une grosse île, qui je vous le donne en mille, est elle aussi truffée de DCA.. Ah ben bravo les rens..

2pattes parvient à ammérir 5 clicks au nord du rdv malgré la perte subite de ses 2 moteurs. Riri et Warpig, partis devant ne tardent pas à repérer le terrain de fortune “préparé” par l'équipage de l'USS Bisounours. Préparé, ou presque, le premier tiers de la piste moins bien sécurisé aura raison du train de notre cochon de guerre, et de bien d'autres. Enfin la bonne nouvelle c'est qu'on est quasiment sortis du pétrin. Le temps de préparer mon approche, Cocotte m'a déjà rejoins (faut dire que je me traîne à 150mph depuis 10 mins) et défile dans mes 9h! Je demande la priorité car dans l'impossibilité de monter dans cette configuration; Cocotte me cède la place volontier. Je suis un peu haut, un peu rapide, parfait pour poser sur un seul moteur quoi. Heureusement, la piste “de fortune” est longue (genre 3 km sisi!!!) et je pose sans encombre dans le 2eme tiers. Le reste du raid ne tarde pas à nous rejoindre au sol (avec plus ou moins de réussite, satané 1er tiers de piste!!).

J'espère que les Japs ont compris qu'on est pas là pour rigoler

AV_Bolger

Dispo et position: Cocotte 2, leader Bed, Tex 3 et Pecos 4.

Statut fin de mission: posé sans casse sur l'île de secours.

Revendications:

  • bombardement réussi sur le site industriel de Tokyo.

Récit: Après des décollages un peu difficiles des quatre porte-avions, excepté pour BigBang et Jumper qui ne réussissent pas à démarrer leurs foutus moteurs (manque de mémoire de leurs mécanos, parait-il…), on assiste à un regroupement massif de tous les appareils dans une espace que d'aucuns diraient… contraint. Pour ne pas dire, tous les uns sur les autres. Si c'est drôle dans un match de foot, ça l'est nettement moins à 150 MPH en montée, au dessus du Pacifique, avec 14 B-25 portant chacun quelques menues bombinettes… Autant dire que quelques sueurs froides ont coulé le long de ma nuque pendant plusieurs minutes. Heureusement, tout est à peu près rentré dans l'ordre après 20 mn, les groupes de quatre appareils prévus au départ étant plus ou moins formés en box (pas très carrée, la boîte, mais bon…). Ensuite, Bed, conforté par Tex dans son observation du sol, nous amène presque directement sur la cible, après avoir suivi dans ses grandes lignes le plan de vol prévu. 15 000 pieds, tout va bien, sauf que nous arrivons un peu trop décalés par rapport à l'objectif. Impossible de bombarder en palier dans ces conditions. Bed ordonne alors de faire un 360° pour se replacer correctement, ce qui est fait. Et là, il nous amène pile-poil sur la zone industrielle qu'il nous faut attaquer. Je laisse la main à mon navigateur-bombardier qui lâche nos oeufs au bon moment, au bon endroit ! Nous n'aurons pas fait le voyage pour rien !

Il ne nous reste plus qu'à filer au plus vite sur un cap 200, en direction d'une petite île non occupée par les Japs, sur laquelle nous attend une équipe de sauveteurs de l'USS Bisounours. Au plus vite, c'est relatif, dans nos B25, surtout au milieu d'une DCA de folie, qui nous encadre de 5 000 à 15 000 pieds. Finalement, après quelques longues minutes d'angoisse, avec l'impression que d'autres jouent à la roulette russe avec nos tempes, nous approchons de l'île-refuge, non sans avoir traversé une nouvelle zone de DCA, sans trop de casse, heureusement. Les différents B25 rescapés se posent les uns après les autres, en fonction des priorités de chacun, les plus amochés passant les premiers. Je pose le mien sans casse, très bien aidé en cela par Riri et Warpig qui m'indiquent à la radio les seuils de piste à viser, eux qui ont atterri les premiers sur cette piste tout-terrain. Presque tout le monde en état de rentrer se pose plus ou moins correctement, à part le pauvre Av_Erel qui heurte au moment de toucher le sol un B25 crashé au milieu de la piste. Comme quoi, nos vies de pilotes ne tiennent qu'à un fil, ou à quelques mètres de plus dans une approche.

Pauvre gars, tout comme ceux qui se sont fait descendre par la DCA au dessus de Tokyo. Décidément, cette guerre promet d'être terrible, et très coûteuse en vie humaines.

AV_Warpig

Dispo et position: Red 2 (Nyv, Warpig, 2Pattes, Riri)

Statut fin de mission: “Posé” sur Sunset Boulevard

Revendications:

  • bombardement réussi de la ZI de Tokyo

Récit: Ailier de Nyv, notre box respecte une belle formation tout au long de la nav' vers Tokyo. Rassurant avant de plonger dans l'inconnu. Seule frayeur : Nyv qui, voyant que notre cap dévie légèrement par rapport à l'objectif, fait une embardée de 20 degrés sans prévenir à la radio… Mais le groupe Red veillant au grain, le groupe se reforme aussitôt.

Nous voilà rapidement près de l'objectif. Trop rapidement, d'ailleurs… Le temps de réaliser, il faut se mettre le nez dans le viseur. “Combien vous dites ? 34° ?” Clic-clic-clic-clic… 36°, 35°, déjà, la zone industrielle est dans le viseur… 34°, ouf, elle y est encore… Je vois un gros bâtiment arriver dans le collimateur : hop ! première paire de bombes larguée. Derrière, des cuves… Bon, ce sera pour la seconde paire !

Alors que je m'apprêtais à demander au mitrailleur de queue un compte rendu sur les bombardements, de la dca lourde éclate de partout… Eh merde ! J'entends les lourdes explosions à quelques mètres de mon B-25. J'entends aussi le schrapnel qui perce la carlingue de notre appareil. Ca pue ! Ca pue !!! A la demande de Nyv, nous piquons pour prendre de la vitesse… Et ainsi, non sans arrêter de serrer les fesses, nous traçons notre route vers le point de rendez-vous. Hélas, dans ce tourbillon de flak, Nyv perd un bout de dérive et, je crois, un de ses deux moteurs. Manquant de puissance, il perd de l'altitude et de la vitesse mais parviendra tout de même à se poser… Quelques minutes plus tard, c'est 2Pattes, dont le B-25 fumait depuis un moment, qui n'a plus de moteur. Il amerrira à quelques centaines de mètres de l'île d'évacuation.

Nous ne sommes plus que deux, Riri et moi. Nous apercevons Sunset Bld devant nous et nous insérons dans un circuit main gauche, posé cap 360. Riri se pose sans problème. Mais moi, derrière, je me fais surprendre par le relief en début de piste. Du coup, mauvais arrondi et massacre de train d'atterro… Rien de grave : tout le monde s'extrait de l'appareil qui finit sa course dans le Pacifique. Au moins, pas besoin de le faire dynamiter, celui-là !

AV_Partizan

Dispo et position: Paco Rabanne (Partizan, Erel, Gnou, Pilax)

Statut fin de mission: “Posé” sur l'aérodrome de secours

Revendications:

  • bombardement réussi de la ZI de Tokyo

Récit: A la suite des groupes Cocotte et Red, nos 4 appareils quittent l'énorme task force composée de 4 porte-avions. Avec le soleil levant dans le dos on va leur faire une belle surprise à ces nippons. C'est du tac au tac. Nous montons à 15 000 pieds à 150 mph. un peu distancé par les 2 groupes précédents mais au moins tous les 4 groupés.

Après une navigation sans histoire, on entend à la radio les premiers groupes qui bombardent la zone prévue. Les voix des avions qui viennent de larguer leurs oeufs sont euphoriques. Et puis… tout à coup on entend le ton changer, des jurons, et des plaintes. La DCA ennemie a encadré les box de B25 et à l'air de leur faire très mal. On arrive sur zone, sans voir de DCA mais on réalise que bientôt c'est pour nous. Le groupe Paco largue ses bombes, et très vite Gnou annonce être touché à un moteur. Il file directement au 200. A la demande de Pilax qui commence lui aussi à sentir que ça pue, j'indique un cap 160. On va essayer de se faufiler jusqu'au au terrain de secours. Plein gaz, et en zigzaguant, on monte jusqu'à 18 000 pieds. Je déroute nos 3 appareils au dessus de la baie de Tokyo et décide de rester au dessus de l'eau pour éviter les îles que les précédents groupes on survolées. Les DCA y sont alertées. Finalement on trouve sur notre droite l'île de secours, et on descend très lentement pour s'y poser. Cela permettra de laisser les B25 en cours de tour de piste de terminer leurs approches. La radio indique quelques pertes et surtout une piste très mauvaise. Je perdrai 2 équipiers sur cette piste, Erel et Pilax. Gnou ayant réussi seul à rejoindre et à s'y poser. On a un goût amer quand même. La vengeance de Pearl Harbor est plus une victoire symbolique qu'une victoire militaire. Elle aura coûté assez cher pour des cibles peu stratégiques. On a pas encore croisé les pilotes japs, mais la lutte va surement être longue et difficile, le Pacifique est immense…

AV_Lampatex

Dispo et position: Cocotte 3 (Bed, Bolger, Tex, Pecos)

Statut fin de mission: Avion un peu abîmé sur la piste.

Revendications:

  • Bombes larguées dans le mile.

Récit: Décollage difficile et regroupement un peu chaud pour cette mission qui commence sous un soleil radieux et une brume persistante au raz du sol. Bed nous lead de main de maître et nous amène exactement sur notre premier point tournant sans trop de difficultés. 2 et 4 sont un peu à la traine mais ils arrivent à nous suivre sans problèmes. Je vois les autres groupes nous entourer à différentes altitude, c'est sympa de voir autant de collègues mais aussi un peu stressant.. plus on est, plus le risque de collision est grand! Je demande donc aux mitrailleurs de me prévenir si on s'approche trop d'un autre avion.

Nous voilà donc en direction de notre cible. J'ai beau demander au navigateur s'il voit la cible dans le système de bombardement et il me dit que non! Ah zut Bed nous annonce que l'on est trop à gauche du coup on fait un 360° pour se replacer … On entend à la radio des pilotes se plaindre de la DCA .. pff bande de tapettes! Donc nous voilà en bonne position, paramètres ok, je demande confirmation de l'angle de largage et top bombes larguées, quelques secondes plus tard, on peu voir les explosions de nos bombes en plein milieu du complexe industriel, l'équipage est content. Nous volons ainsi quelques secondes relaxés quand soudain une énorme explosion retenti juste devant l'appareil et rends la moitié du tableau de bord inopérant!! Nous voilà donc entourés de tirs de DCA lourde, qui font mouche! Me voilà bien stressé et je comprends les autres (sont pas des tapettes au final)! Après 2 ou 3 minutes très angoissantes, nous sortons des tirs mortels.

Nous avons encore quelques miles à parcourir et pouvons localiser la piste qui va nous éviter de tomber aux mains des japonais! Je me présente en vent arrière et laisse un avion en difficulté passer devant moi avant de me présenter en base puis en finale. Je vois l'Uss Bisounours près du seuil de piste et décide de me poser court pour pas que l'on ai trop a marcher… Bien mal m'en a pris, voilà que dès le touché de roues, l'avion rebondit dans tous les sens et mon aile gauche touche le sol et c'est la catastrophe! Bon ben on aura moins d'explosifs a utiliser pour rendre les avions inutilisables. Nous nous extrayons de la carcasse, malheureusement le mitrailleur d'avant à été touché mortellement par un éclat d'obus.

AV_2Pattes

Dispo et position: Red 3 (Groupe Red: n°1 Nyv, n°2 Warpig, n°3 2Pattes, n°4 Riri)

Statut fin de mission: Amerrissage forcé à 5 nm de Sunset Boulevard

Revendications:

  • 4 bombes dans l'objectif

Récit: Nous voici alignés sur le pont, nez dans le vent, les machines du navire donnent tout ce qu'elle peuvent. Les moteurs sont chaud. “Groupe Red radio check” demande Nyv: on est tous parés. Je monte mes deux moteur en puissance, et soudain mon avion commence à déraper vers l'avant, je réduits pour ne pas me prendre Red 2 encore immobile, mais celui-ci s'élance alors. “Merde, c'est à moi”. Je lâche les freins en remettant en puissance. Derrière, j'entends Red 4 pousser un juron: il doit freiner pour ne pas me rentrer dedans. Que le pont a soudain l'air court avec ce démarrage raté. Plus la possibilité d'avorter: ça passe ou ça casse. Le pont se dérobe sous mes roues, l'avion s'enfonce. Tout doux, train rentré, l'avion en équilibre sur les palo; ouf, c'est passé ! Red 4 s'en sort également et nous rejoignons rapidement la formation.

Montée aux paramètres dans l'aile de Red n°1. Stabilisation 15,000 ft. Déjà la côte japonaise. Le point tournant. Un 90° gauche pendant lequel je lutte pour garder ma position, mais c'est finalement assez facile avec le B-25. Une petite frayeur avec une correction de 20° non annoncée par le leader, mais cela nous place droit sur l'objectif. Très vite, Nyv ordonne le largage. J'appuie sur le bouton: “Bombs away !”

C'est alors que nous sommes soudains pris au milieu d'un barrage de DCA lourde. Les mortels panaches noirs qui fleurissent tout autour de nous. Nous sommes secoués, et les éclats d'obus viennent heurter l'appareil de toute part. Je demande en termes polis à mon leader s'il ne serait pas possible de piquer légèrement afin de dégager plus rapidement: “Putain ! On va crever ! Faut piquer bordel !”. Ce que nous faisons. Un choc plus violent que les autres, plusieurs cadrants de mon cockpit éclatent. Red 4 m'annonce que je fume. Dans le bordel ambiant, radio notamment, il me faut plusieurs minutes pour savoir lequel. Je tente de ménager mon moteur à l'estime: beaucoup de jauges ne marchent plus.

La mer enfin, et la DCA qui nous lâche pour se concentrer sur les copains derrière. J'aperçois sous l'horizon le relief de quelques iles qui dépassent de la brume. Sunset boulevard est par là ! En passant près d'une grosse île nous sommes à nouveau pris par de la DCA lourde. Nouveau piqué en nous écartant de l'île. Ca passe ! Plus que quelques minutes, et ce sera fini

C'est alors que mes deux moteurs s'arrête subitement: panne sèche. Hélice en drapeau, meilleure finesse affichée. Merde: seulement 3,000 ft sous la quille ! Avec ça je vais pas aller loin. Je parviens néanmoins à rallier une petite ile immédiatement au nord de Sunset Boulevard. Le temps d'annoncer ma position à la radio et de prévenir l'équipage et nous amerrissons. Evacuation rapide car le B-25 commence déjà à couler. Nous parvenons jusqu'à la côte très facilement. Une heure plus tard, nous sortons des bois pour rejoindre la chaloupe qui nous a été envoyée.

AV_pecos

Dispo et position: cocotte 4

Statut fin de mission: “Mort”

Revendications:

  • aucune

C’est le grand jour !!!

Ma première mission opérationnelle après de long mois d’entraînement intensif. On va montrer leur aux japs de quoi on est capable !! Au briefing, j’apprends que je serai le n°4 Un dernier petit remontant pour m’aider à surmonter le stress, et me voilà à bord de mon B25 favori, 25% de carburant, avion délesté au maximum, ça ne devrait pas trop mal se passer. Effectivement, je me retrouve en l’air sans problèmes (ai-je abusé des petits remontants ? je ne me rappelle plus avoir décollé du porte-avions:)) 1er objectif, retrouver mon leader, indicatif Cocotte. Entre deux nappes de brumes, j’aperçois un B25 avec ses lumières ; Est-ce lui ? Un petit coup sur la manette des gaz, et je me mets en formation dans ses 4h bas.

Réglage moteur ok, aucune aiguille dans le rouge, les deux moteurs ronronnent tranquillement, alti 8000 pieds, un petit peu de trim pour avoir une trajectoire rectiligne, regard à droite et à gauche pour éviter les collisions -ce serait bête de devoir s’éjecter (ou pire) après 10mn seulement de vol- tout baigne (trop d’ailleurs, cf. la fin).

A partir de là, ça se complique. Je me fais irrésistiblement distancer par le reste de l’escadrille, que je vois disparaitre au loin. En plus, ma radio, un ancien modèle TS, change de canal aux moindres vibrations de l’avion, je me retrouve 10mn sans communications, ça m’énerve, j’engueule mon copilote. Et arrivé au droit des côtes japonaises, la DCA se déchaîne. Des gros flocons noirs encadrent mon B25, qui vibre de tout côté, mais encaisse plutôt bien le choc, (du moins je crois). Je réussi à passer au travers, mais je me retrouve perdu, seul dans le ciel. Le reste de l’escadrille a du pas mal déguster aussi. Mon copilote me montre le moteur droit : une fumée grisâtre s’en échappe. Je n’arrive pas à maintenir mon altitude, tant pis pour l’objectif, sauver l’équipage avant tout. Je large mes bombes au petit bonheur la chance, et prend un cap 200 vers la piste provisoire qu’il me reste à trouver. Mon équipier m’informe qu’on a atteint un objectif : on a rayé une rizière de la carte du japon …

Au bout de 15mn, je croise un B25 dans mes 9 hauts, à 300 m. il ne m’a pas vu, et mes appels restent sans réponses. Aurait-il pris lui aussi ? (un remontant), ou est-ce ma radio TS qui me joue des tours ? Je continue à perdre inexorablement de l’altitude, et l’eau se rapproche dangereusement, je crois bien qu’il va falloir sortir les dinghys ! L’amerrissage est un exemple…. à ne pas suivre. Seuls 3 petites marques jaunes émergent à la surface, désemparées. Les requins et les japonais auront raison des survivants…

AV_Iceman

Dispo et position: Doudou 2 (Ralf Leader)

Statut fin de mission: Prisonnier.

Revendications:

  • Bombes larguées.

Récit: Dernier groupe du dispo. Pour cette journée historique la brume est au rendez-vous ce matin. Top départ, tout le monde décolle face au vent. En prenant notre cap je vois sur ma gauche les autres groupes faire un 180° mais tournant en sens inverse: “Bon Dieu, ils vont se percuter !” Par une chance inouïe les B-25 se croisent …

Tout le monde sur un 270° et on monte. Un peu décalé sur la gauche du dispo, j'overshoote Ralf qui me demande de prendre le lead. On arrive à 15 000 pieds au dessus du Japon, la tension monte et tout le monde se concentre. Quelques minutes plus tard nous tournons sur notre gauche afin de nous aligner sur la ZI.

Je vois Red et Cocotte trop à gauche de la cible c'est alors qu'en essayant de les corriger pour le cap je me retrouve moi-même au dessus du complexe industriel ! Pas le temps de réfléchir, je décide de piquer et tout larguer. Mal m'en a pris car un obus de 88 viendra explosé mon aile droite. L'équipage s'éjecte et sommes repêchés par une vedette nippone. Fin de la guerre pour nous !

AV_Gnou

Dispo et position: Paco 3(Partizan, Erel, Gnou, Pilax)

Statut fin de mission: Posé entier sur SunSet Blvd.

Revendications:

  • Bombes larguées sur objectif.

Récit:

Compte-rendu

Historiquement

Le 18 Avril 1942 alors qu’il se trouvait à plus de 1000 kms des côtes japonaises, le PA Hornet fut repéré par un patrouilleur japonais. Doolittle déclencha le raid. Au total, ce sont 4 villes qui ont été bombardé : Tokyo, Yokohama, Nagoya et Kobe. Les B-25 devaient se poser en Chine mais l’aéroport n’étant pas prêt à les recevoir, ils durent sauter en parachute ou se poser en catastrophe. Cinq hommes perdirent la vie, trois furent capturés puis exécutés et un dernier mourut en captivité. L’impact psychologique fut énorme pour la population américaine mais ce bombardement n’infligea que peu de dommages.

doollittle.jpg

James H Doolitlle (au centre de la photo) avec son équipage et des amis chinois.

les_autruches_en_campagne/les_campagnes/pacifique_iceman/mission1.txt · Dernière modification: 2010/01/26 11:21 par av_iceman
chimeric.de = chi`s home Creative Commons License Valid CSS Driven by DokuWiki do yourself a favour and use a real browser - get firefox!! Recent changes RSS feed Valid XHTML 1.0